Lectures

[CHRONIQUE] Le temps n’est rien

The Time Traveler's Wife

Autrice : Audrey Niffenegger
Edition : Vintage (Penguin)
Edition VF : J’ai lu

(Remarque : cette chronique a été transférée depuis mon ancien blog.
Date de publication originale : 16/04/2013)

Introduction
Audrey Niffenegger est une artiste (arts visuels) et romancière américaine née en 1963.
En 1997, elle a l’idée de créer une bande dessinée au sujet d’un voyageur dans le temps et de sa femme. Cependant, confrontée aux difficultés graphiques qu’impliquerait une telle idée, elle opte pour en faire un roman : « Le temps n’est rien » (titre original : « The Time Traveler’s Wife » ), son premier roman, est donc publié en 2003. Il a été adapté au cinéma en 2009, sous le titre « Hors du temps » .

Résumé
« Je l’aime. II représente tout pour moi. Je l’ai attendu toute ma vie et à présent il est là. (J’ai du mal à m’expliquer.) Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange… [..] Tout est déjà arrivé. Tout en même temps. »

Nous avons tous déjà eu cette impression d’avoir rencontré une personne quelque part avant, ou de l’avoir connue dans une autre vie… Et si c’était dans un autre temps ?

Quand Henry, bibliothécaire, voit arriver Claire, une artiste séduisante, il ne peut croire à l’incroyable : ils se connaissent depuis des décennies, même s’il ne s’en souvient pas. Car Henry est atteint d’une maladie qui le propulse dans le temps. Il a rencontré Claire alors qu’elle était enfant et va sans cesse partir et revenir à des époques de leurs vies respectives…

L’histoire folle et romanesque d’un amour absolu et éternel.

Mon avis
Je l’avoue : si j’ai lu ce livre, c’était juste parce que j’avais envie de voir le film avec Eric Bana que j’aime d’amour… Au départ, je me méfiais un peu du côté « roman à l’eau de rose » : j’ai beaucoup de mal avec les livres basés sur une histoire d’amour (bon, je le dis carrément : je trouve ça « cucul »).
Mais très vite (dès le début, en fait) j’ai été entraînée par le côté « chelou » de l’affaire. Voyez plutôt : lorsque Clare, issue d’une famille aisée et éduquée dans la foi catholique, rencontre pour la première fois Henry, fils de deux artistes et un peu paumé, elle a 6 ans et lui 36 ans ; lorsque Henry rencontre Clare pour la première fois, il a 28 ans, et elle 20 ans…
Ca y est ? Tu commences à comprendre pourquoi c’est intrigant ? Le temps de m’en rendre compte, je pouvais plus lâcher le livre !

Comment ça se passe concrètement ?
Henry est atteint d’une maladie génétique qui fait qu’il se déplace involontairement dans le temps, en général dans le passé, mais parfois aussi dans le futur. Par conséquent, il peut revenir sur des moments de sa vie (toujours involontairement) : c’est ce qui arrive lorsque, à 36 ans, il se retrouve dans le passé, le jour où il a rencontré Clare, qui a 6 ans à ce moment-là. Ca veut dire que Clare, de son côté, connait Henry depuis qu’elle était enfant, et c’est un peu sa vie à elle qui servira de fil conducteur, de référence, pour ne pas se perdre dans les allées et venues de Henry. A 20 ans, elle rencontre Henry dans le présent : il a 28 ans et n’a aucune idée de qui elle est, alors qu’elle est amoureuse de lui depuis des années. C’est le début de leur « vraie » relation.
Avant Clare, Henry enchaînait les conquêtes et avait tendance à abuser de la boisson. Elle lui permettra de donner un sens à sa vie. Clare, quant à elle, ne connaîtra (pratiquement) que lui et lui sera dévouée jusqu’à la fin.

Ce qui est émouvant dans ce livre, c’est que les personnages tentent désespérément d’avoir une relation de couple, une vie comme les autres. Mais imagine que ton homme disparaisse sans prévenir, que ça puisse arriver à n’importe quel moment, même dans les moments critiques comme le jour du mariage ou la naissance d’un enfant ; imagine que, lorsqu’il disparaît, tu ne saches pas où il se trouve (« quand » il se trouve) ni pour combien de temps il sera parti… Ca craint, pas vrai ? Mais c’est ce qui crée le suspense.
Alors Le temps n’est rien, c’est ça : l’histoire de deux personnes qui s’aiment et qui voudraient vivre heureuses ensemble, mais qui n’y parviennent pas. C’est le drame de l’impuissance. C’est l’attente, insupportable, interminable.
J’ai trouvé Henry et Clare très attachants, et j’ai beaucoup aimé le côté « paternel » et protecteur de Henry par rapport à Clare enfant, alors que dans son présent à lui ils sont mariés et que les choses ne sont pas toujours roses.

Je vois ce roman comme un « livre-doudou » , ce genre de livre où l’on aime se réfugier, ce genre de livre qui raconte la vie, mais la vie de quelqu’un d’autre, pour oublier un instant ses propres problèmes…
Je pense que je le relirai… Mais en attendant, je vais regarder le film !

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